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Centralisation décisionnaire : un risque pour la démocratie ?

lundi 22 avril 2013, par Paul Emique

Courrier international dans son numéro du 19 avril fait référence à un article particulièrement intéressant de Geraint Anderson par dans the Guardian.

Dans cet article, l’auteur évoque le rôle de la prise régulière de substances psychoactives comme la cocaïne par les "traders".

"Aujourd’hui, tout le monde admet qu’une bulle du crédit s’est formée au milieu des années 2000, et qu’elle était la conséquence directe de ce qu’Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale américaine, qualifiait d’"exubérance irrationnelle". On pourrait également avancer qu’il était sans doute plus facile pour les traders de vendre ces armes de destruction massive qu’étaient ces produits financiers absurdement complexes après avoir pris des excitants capables de décupler leur assurance. En outre, seuls des bouffons ravagés par la cocaïne pouvaient acheter des milliards de dollars de titres adossés à des crédits hypothécaires dont il était évident qu’ils allaient exploser en même temps que la bulle immobilière. "

Le sens commun indique que la crise que nous vivons serait une crise du capitalisme. L’analyse d’Anderson en fait une crise de la capacité décisionnelle. Crise d’autant plus grave que la prise de décision est centralisée au sein de structures mondialisées. Les conséquences du délire en sont alors décuplées.

Les décisions prises pour éviter que se reproduise cette crise vont dans le sens de plus de centralisation et de contrôle. Ce qui aggrave très probablement le risque que ce gendre de phénomène se reproduise. La prise en compte de l’analyse d’Anderson devrait amener à travailler à la dilution du risque. Dilution qui impose de réduire le risque lié à la centralisation. Probablement que des lois "anti-trust" mondiales vis à vis des banques seraient les plus efficaces.

A noter que si l’hypothèse d’Anderson est correcte, toutes les mesures prises pour "lutter" contre la crise seraient alors totalement contre-productives et ne feraient qu’aggraver les conséquences du délire cocaïnique ! Par analogie, la Société vivrait actuellement après le flash une descente. Une prise de conscience rapide devrait permettre de lutter contre les phénomènes de sevrage (p.ex le populisme auquel on est confronté) et retrouver une liberté et une prospérité économique.

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