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Projet de loi de santé : La main donnée à Big Brother ?

mercredi 31 décembre 2014, par CAP21 Aquitaine

Nous vivons dans un moment ou l’on peut laisser à croire que l’exercice médical peut se résumer à un assemblage de techniques. certains pensent même que l’on pourrait dans un futur proche même se passer de médecins : « on met les capteurs qui vont bien sur le smart-phone » . Le Cloud fait le diagnostic et on vous livre les médicaments par drone et si c’est plus grave on vous adresse au centre de maintenance ou un robot réalisera l’intervention chirurgicale qui va bien.

Bien naturellement tout cela après avoir contrôlé sur la carte vitale si vous avez coché l’option « pas d’acharnement thérapeutique ». Si la case n’est pas cochée le centre contrôlera que vous avez bien souscrit aux bonnes options d’assurance. Si les conditions ne sont pas complétées vous serez euthanasiés et directement transféré au centre de compostage des restes de corps humains. Les prélèvements et frais de succession seront directement gérés par le Cloud et crédités sur les comptes de l’état et éventuellement de vos ayants droits.

C’est un peu caricatural mais c’est ce qui se dessine derrière le projet de santé porté par l’actuelle ministre de la santé !

En effet, les textes en préparation vont imposer un tiers payant, un parcours de soins, des protocoles de soins, etc … tout ceci de façon théoriquement optimale. Dans le même temps (et le pouvoir politique ne l’entend pas), les malades se plaignent de leur isolement, de l’absence de contact humain, etc…. Les médecins seront considérés de façon semblable à celle des agriculteurs vis à vis des centrales d’achats de la grande distribution. Les patients ramenés à un niveau de consommateurs lambda. On est très loin des consom’acteurs !

Cela montre comment il est fondamental de préserver l’accès à des soins de proximité, soins ou le médecin tente d’exercer son art en utilisant au mieux les compétences acquises et qu’il entretien et met en oeuvre les techniques médicales en fonction de l’état du patient et des soins nécessaires. Plus qu’une médecine administrée il est nécessaire de développer une médecine de réseau. Ceci impose une liberté de parcours et bien naturellement un dispositif de rémunération souple. La rémunération directe à l’acte permettant de limiter les abus.

Nos instances politiques nous montrent de façon claire qu’elles sont loin des concepts du "penser global - agir local" concepts ou l’autonomie des professions libérales réglementées prend tout son sens et qu’elles se rapprochent dangereusement des méthodes du "terrorisme technocratique" mises en oeuvre par l’administration américaine.

Il en va de la médecine comme des autres professions libérales. L’avocat comme le pharmacien médecin ou le Notaire doivent pouvoir être librement choisis par la personne humaine. Il en va des fondements même de notre république.

P.S. il est quand même intéressant de lire sur le site de l’Agence Régionale de Santé Ile de France l’importance qu’il y a à respecter l’Agenda 21 dans sa composante santé et notamment la composante de promotion de la santé !

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