CAP21 LRC Nouvelle Aquitaine
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La crise économique est elle une crise de l’offre de travail ?

dimanche 1er juillet 2012, par Didier Cugy

L’économiste américain Arthur Laffer, à la fin des années 1970, a théorisé et modélisé (par le modèle de la courbe de Laffier) ce qu’il nommait « l’allergie fiscale ».

Son travail repose sur le concept de la rationalité des agents économiques : lorsque le taux d’imposition est trop fort, les agents diminuent leur travail. Ceci aboutit à une "crise de l’offre de travail".

Une vision administrative, prenant en compte les modèles économiques qui découlent des travaux de Laffier aboutit à l’idée qu’il existe un niveau d’imposition permettant de maximiser ce qui peut être partagé (les recettes de l’impôt). Si ce niveau est dépassé, cela aboutit à une sorte de "démotivation" des agents économiques. Agents qui diminuent leur offre de travail et réduisent ainsi ce qui est partageable.

Dans cette vision totalement administrative il est fait abstraction de la notion de désir, de bien commun, etc ... Il est à noter que ces notions font actuellement le fond de commerce des partis extremistes qui revendiquent l’utopie d’un mieux être entre nous (sans les étrangers et tous ceux qui peuvent venir manger le pain des Français).

On peut donc, dans une vision plus politique et moins administrative s’interroger sur les paramètres qui peuvent augmenter l’offre de travail. De façon simple, augmenter la motivation à travailler.

La réflexion amène à se poser la question du rôle de la liberté à ce niveau. Liberté d’être, d’entreprendre, de créer, d’innover et de travailler. L’analyse impose alors de se poser la question du rôle de la "sur-règlementation", de la normalisation à laquelle nous somme confrontés. Une question qui en découle est d’essayer de comprendre le pourquoi de cette sur règlementation qui semble aboutir au final par porter atteinte à la liberté et par voie de conséquence à l’offre de travail et ainsi réduire les capacités à financer la solidarité.

Si cette analyse s’avère pertinente, cela pose de nombreuses questions sur la manière dont peuvent interagir la corruption, les conflits d’intérêt, la création de monopoles de faits, etc ... cette liste n’est pas limitative...

Sur le plan pratique il semble nécessaire de prendre conscience que l’offre de travail doit être "libérée" et d’autre part qu’il est impératif de lutter de façon active contre tout ce qui peut la limiter ou la restreindre. notamment en tout ce qui concerne le rôle déstructurant de la corruption.

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