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Communiqué de presse CAP ECOLOGIE concernant le PASS SANITAIRE

mardi 10 août 2021, par CAP21 Aquitaine

Cap Écolologie est bien sûr extrêmement préoccupé par les ravages de la Covid en France et dans le monde en termes de vies humaines comme d’effets secondaires ou de conséquences économiques.
Suite au vote de la loi sur le pass sanitaire devant l’Assemblée nationale, Cap Écologie ne peut que regretter les conditions tout à fait anormales dans lesquelles le conseil d’État a eu à se prononcer et l’Assemblée nationale à délibérer. Cela traduit un mépris pour les mécanismes démocratique, inacceptable. En ce qui concerne le pass sanitaire, les pressions exercées en faveur de la vaccination ne respectent pas l’avis du conseil d’État pas plus que les délibérations du conseil de l’Europe. La liberté vaccinale en ce qui concerne les vaccins Covid doit rester la norme en particulier en ce qui concerne les plus jeunes et les enfants car il ne s’agit pas seulement d’un recul de quelques semaines ou de quelques mois mais il faudra plusieurs années pour savoir s’il y a des incidences de moyens et long terme dû à ses vaccinations.
Le texte manque de cohérence car le respect de la démocratie impose peut-être l’absence de pass sanitaire au sein de l’hémicycle mais alors cela devrait également être le cas dans les bureaux de vote. Les exemples d’incohérences pourraient être multipliés, la loi étant adaptée à la force de nuisance politique et sociale des différents secteurs économiques et professions. Les conditions d’application de la loi restent extrêmement aléatoires en particulier au sein des entreprises et risquent de se heurter à une très forte opposition qui a déjà commencé dans certains hôpitaux. Pour le reste, les sanctions envisagées et en particulier la prison pour l’incapacité de présenter un pass sanitaire dans un restaurant sont tellement disproportionnées qu’elles en sont risibles.
Il faut revenir à l’avis du Conseil d’État sur ce sujet.
Enfin, on ne peut que regretter comme le défenseur des droits et la CNIL, le caractère particulièrement liberticide de ce texte qui est peut-être justifié par les craintes du gouvernement sur la virulence des variants, mais qui ne s’accompagne d’aucun contrôle. De plus, la violence avec laquelle ce texte a été présenté est un facteur supplémentaire de fragmentation de la société française qui n’en a vraiment pas besoin. Il faut sortir de cette hystérie que les extrêmes de part et d’autre alimentent pour le plus grand dommage du plus grand nombre.
Corinne Lepage et Jean Marc Governatori Co-Présidents de Cap Écologie

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